PEA, assurance-vie, compte-titres : ce que change la fiscalité
Ce simulateur place le même versement, au même rendement, dans trois enveloppes, et compare ce qu’il en reste après impôt. Il isole la seule fiscalité : les frais, qui diffèrent beaucoup d’un contrat à l’autre, sont volontairement laissés de côté pour ne pas brouiller le point qu’il montre.
Les trois règles appliquées
Sur un PEA détenu plus de cinq ans, la plus-value est exonérée d’impôt sur le revenu et ne supporte que les prélèvements sociaux, avec des versements plafonnés à 150 000 €. Sur une assurance-vie de plus de huit ans, les gains retirés bénéficient d’un abattement annuel de 4 600 € pour une personne seule ou 9 200 € pour un couple, puis de 7,5 % d’impôt tant que les primes versées restent sous 150 000 €, plus les prélèvements sociaux. Sur un compte-titres, la plus-value subit le prélèvement forfaitaire unique, 12,8 % d’impôt et les prélèvements sociaux.
Deux taux de prélèvements sociaux depuis 2026
La loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 a porté les prélèvements sociaux sur la plupart des revenus du capital à 18,6 %, dividendes, plus-values de titres et PEA compris. L’assurance-vie en a été expressément exclue et reste à 17,2 %. Le prélèvement forfaitaire unique sur un compte-titres vaut donc désormais 31,4 %.
Ce qu’il ne dit pas
La comparaison suppose un retrait total la dernière année. Étaler les retraits d’une assurance-vie use l’abattement chaque année et la rend plus favorable que ne le montre l’outil. Et à frais réels, le classement peut changer : un contrat chargé à 2 % par an efface vite un avantage fiscal.
Trois questions
- Le PEA est-il toujours le plus avantageux ?
- Sur la seule fiscalité, après cinq ans et dans la limite de 150 000 € de versements, il est difficile à battre. Mais il n’accueille que des actions européennes, et ses frais dépendent de l’établissement.
- À quoi sert l’abattement de l’assurance-vie ?
- Chaque année, 4 600 € de gains retirés sont exonérés d’impôt pour une personne seule, 9 200 € pour un couple. En étalant les retraits sur plusieurs années, une grande partie des gains sort sans impôt sur le revenu.
- Pourquoi 31,4 % et non 30 % sur le compte-titres ?
- Parce que les prélèvements sociaux sur les plus-values de titres sont passés à 18,6 % en 2026. Ajoutés aux 12,8 % d’impôt, le prélèvement forfaitaire unique atteint 31,4 %.